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NIAMEY SOUS LES PREMIÈRES GRANDES PLUIES : LES CANIVEAUX À L'ÉPREUVE D'UNE SAISON ANNONCÉE EXCÉDENTAIRE

Le ministère des Transports a prévenu : la saison des pluies 2026 sera normale à tendance excédentaire, avec un risque élevé d'inondations. À Niamey, les premières grandes pluies ont déjà causé des dégâts matériels, pendant que les services municipaux courent après le curage des caniveaux. Tour des quartiers vulnérables avant le pic de la saison.

NIAMEY SOUS LES PREMIÈRES GRANDES PLUIES : LES CANIVEAUX À L'ÉPREUVE D'UNE SAISON ANNONCÉE EXCÉDENTAIRE

Chaque année, la même équation se pose à Niamey dès les premières pluies fortes : le réseau de drainage de la capitale suffira-t-il ? En 2026, la question se pose avec plus d'acuité encore, les autorités météorologiques ayant annoncé une saison à tendance excédentaire pour la période juillet-septembre, avec des écoulements importants attendus au niveau du fleuve Niger et de la Komadougou Yobé.

Constat, des dégâts déjà enregistrés

Les premières grandes pluies à Niamey ont déjà entraîné des dégâts matériels, selon l'Agence Nigérienne de Presse. Dans l'arrondissement communal Niamey V, certaines voies sont devenues impraticables, avec des stagnations d'eau visibles à plusieurs endroits et des caniveaux d'évacuation bouchés dans certaines zones, un facteur aggravant de risque d'inondation pour les quartiers concernés. Niamey devrait connaître en moyenne 18 jours de pluie sur le seul mois de juillet.

Ce que font les autorités municipales

Le 2 juillet 2026, l'administrateur délégué de la Ville de Niamey, le colonel Boubacar Soumana Garanké, s'est rendu dans le quartier de Kirkissoye, arrondissement communal Niamey 5, pour constater l'état des principaux caniveaux d'évacuation des eaux. Sur place, le chef de quartier a indiqué que les habitants avaient mobilisé jusqu'à 1 750 000 FCFA cette année pour financer des travaux communautaires de drainage, en complément de l'action municipale. La Direction générale des services techniques municipaux (DGSTM) a de son côté accéléré les opérations de curage des caniveaux dans plusieurs quartiers de la capitale, tout en appelant les habitants au civisme, notamment pour éviter le rejet de déchets dans les canaux d'évacuation.

« La nature reprend son droit », résume la presse locale à propos de la mobilité des habitants perturbée par la montée des eaux dans certains quartiers bas de la capitale.

Enjeux, ce qui se joue avant le pic de la saison

Le risque identifié par les autorités ne se limite pas à l'inconfort de la mobilité urbaine : inondations localisées, maladies hydriques, pertes de stocks pour les commerçants des marchés de quartier, et dégâts sur l'habitat informel des zones basses. La mobilisation communautaire à Kirkissoye montre une capacité d'auto-organisation des habitants, mais elle ne peut se substituer à un entretien structurel du réseau d'assainissement, un chantier engagé de façon inégale depuis 2025 selon les arrondissements.

Avec une saison annoncée excédentaire et des dégâts déjà enregistrés dès les premières pluies, Niamey entre dans une période à risque. Nigerinfos enverra une équipe dans les arrondissements les plus exposés au pic de la saison, en août, pour vérifier si les mesures annoncées suivent sur le terrain.

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