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Économie et Mines

Nigeria : la production pétrolière au plus haut depuis six ans, portée par la fin du vol de brut

Le Nigeria a produit en juin 2026 1,56 million de barils de pétrole par jour, son niveau le plus élevé depuis avril 2020, dépassant son quota OPEP. Une performance portée par la quasi-éradication du vol de brut dans le delta du Niger, au moment même où la flambée des cours mondiaux liée à la crise au Moyen-Orient offre un double effet d'aubaine à Abuja.

Nigeria : la production pétrolière au plus haut depuis six ans, portée par la fin du vol de brut

En juin 2026, la production nigériane de brut a atteint 1,56 million de barils par jour, soit 104 % du quota fixé par l'OPEP - un niveau plus vu depuis avril 2020, soit 74 mois. Condensats inclus, la production totale grimpe à 1,735 million de barils par jour, un quatrième mois consécutif de hausse, selon la Commission nigériane de régulation du secteur pétrolier amont (NUPRC).

Le vrai moteur de ce rebond, c'est la lutte contre le vol de brut dans le delta du Niger, longtemps le talon d'Achille du secteur pétrolier nigérian. La compagnie nationale NNPC affirme avoir quasiment éradiqué siphonnage et vandalisme sur ses oléoducs, avec des taux de réception aux terminaux proches de 100 %. La recette : drones, imagerie satellite, opérations conjointes armée-renseignement-sociétés privées, et surtout le recrutement d'anciens militants du delta - hier saboteurs, aujourd'hui gardiens rémunérés des mêmes infrastructures.

Ce rebond survient alors que les cours mondiaux s'envolent sous l'effet de l'escalade au Moyen-Orient, le Brent ayant franchi les 100 dollars fin juillet. Pour Abuja, c'est un double effet d'aubaine : plus de barils vendus, à un prix plus élevé.

Le Nigeria n'est pas le seul pays ouest-africain à profiter de la conjoncture. Le Niger, qui ne fait pas partie de l'OPEP et n'est donc soumis à aucun quota, vise lui-même 200 000 barils par jour en 2026 grâce au champ d'Agadem et au pipeline d'exportation vers Cotonou ouvert en 2023. Deux trajectoires différentes - un géant pétrolier historique qui redresse une production minée par des décennies de vol, et un nouvel exportateur sahélien qui monte en puissance - mais un même contexte de prix mondiaux porteur pour les budgets publics producteurs de la région.

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