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Humanitaire Niger - Mise à jour des messages clés : Résultats de Crise (Phase 3 de l’IPC) persistent en raison de l’insécurité et la baisse des revenus, Juillet 2026 – Janvier 2027

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Niger - Mise à jour des messages clés : Résultats de Crise (Phase 3 de l’IPC) persistent en raison de l’insécurité et la baisse des revenus, Juillet 2026 – Janvier 2027

Famine Early Warning System Network — Niger

Messages clé

  • Des résultats de Crise (Phase 3 de l’IPC) persisteront entre juillet 2026 et janvier 2027, en raison de l’insécurité et de ses effets sur les moyens d’existence dans les régions de Tillabéri, Diffa et le nord-ouest de Tahoua. En plus des pertes successives des productions agricoles, l’insécurité perturbe le fonctionnement des marchés et réduit les revenus journaliers de la main-d’œuvre à 2 000-2 500 FCFA contre 2 500-3 500 FCFA en moyenne, soit une baisse de 20 à 30 pour cent. Les ménages pauvres ont alors un accès limité à des quantités insuffisantes d’aliments pour couvrir leurs besoins alimentaires minimaux. Ainsi, ils réduisent le nombre et la taille des repas, les dépenses liées à l’agriculture, à l’élevage et à la santé. Malgré ces stratégies d’adaptation, ils ne parviennent pas à combler les déficits alimentaires. Des résultats d’Urgence (Phase 4 de l’IPC), sont observés chez des ménages déplacés restreints qui recourent à la mendicité des enfants pour accéder à la nourriture.
  • Les résultats de Stress (Phase 2 de l’IPC) prédomineront entre juillet et septembre 2026 avant une amélioration à Minimal (Phase 1 de l’IPC) à partir d’octobre dans la majeure partie du pays. Dans les zones agricoles, agropastorales et pastorales non affectées par le conflit des régions d’Agadez, Maradi, Tahoua et Zinder, les stocks alimentaires des ménages sont largement épuisés, tandis que les prix des denrées alimentaires demeurent élevés par rapport au pouvoir d'achat des ménages pauvres. Toutefois, les ménages parviennent globalement à satisfaire leurs besoins alimentaires essentiels grâce aux revenus tirés de la main-d’œuvre saisonnière, de la vente de petits animaux et de produits forestiers, et des mécanismes de la solidarité communautaire. Ces revenus restent insuffisants pour couvrir les dépenses non alimentaires essentielles. À partir d’octobre, l’accès à l’alimentation s’améliorera progressivement grâce à l’arrivée des nouvelles récoltes et à l’abondance des ressources pastorales.
  • Bien que les incidents sécuritaires importants persistent dans les principaux foyers d’insécurité, le nombre de cas a diminué entre janvier et juin 2026 par rapport à la même période de 2025. Selon les données d’ACLED, de janvier à juin 2026, 277 incidents sécuritaires ont été observés et ont causé 1120 décès contre 323 incidents sécuritaires et 1367 décès en 2025 à la même période, soit des baisses respectives de 14 et 18 pour cent. La pression sécuritaire reste très volatile et continue de provoquer des déplacements de populations, avec de nouveaux déplacés internes en juin 2026 estimés à près de 1 000 personnes dans les régions de Dosso et Tahoua, et à plus de 5 000 personnes dans les régions de Tillabéri et Diffa, qui sont les foyers de tensions sécuritaires les plus actifs et qui accumulent 60 pour cent des incidents sécuritaires.
  • Les produits alimentaires sont faiblement disponibles sur les marchés des zones affectées par l’insécurité, où les prix sont aussi les plus élevés du pays. Cette situation est due à une faible offre locale, suite au déficit agricole cumulatif, à des années de restrictions d’accès aux champs et à la persistance des perturbations des flux commerciaux, consécutives à l’insécurité le long des principaux axes de ravitaillement. Par ailleurs, dans les marchés situés en zones de conflit (à Abala, Mangaize/Ouallam, Ayorou et Téra), le prix du mil, compris entre 327 FCFA et 357 FCFA, dépasse largement la moyenne nationale de 269 FCFA/kilogramme. L’accès alimentaire des ménages pauvres demeure fortement limité par leur faible pouvoir d’achat, érodé par la cherté persistante des produits alimentaires et la faiblesse des opportunités de revenus dans les zones affectées par l’insécurité.
  • La campagne agropastorale 2026 s’installe progressivement mais tardivement dans les zones pastorales où le disponible fourrager est déjà insuffisant. En effet, dans les zones pastorales, les pluies enregistrées sont faibles et irrégulières, ne permettant ni l'installation effective du tapis herbacé ni le remplissage des points d'eau, alors que les principales ressources fourragères (paille de brousse et résidus de cultures) sont quasiment épuisées. Ainsi, les animaux ne bénéficiant pas de supplémentation alimentaire présentent un état d'embonpoint médiocre à passable. Les zones les plus affectées sont les régions de Diffa, Maradi, Zinder et Agadez. Aussi, au 20 juillet 2026, 91 pour cent des villages agricoles avaient effectué les semis, contre 97 pour cent à la même période en 2025. Les villages agricoles sans semis sont estimés à 1327, dont la majorité se trouve dans la région de Diffa ( 721 villages), dans la région de Zinder (346 villages), dans la région d'Agadez (135 villages) et dans la région de Tillabéri (113 villages), et le reste, estimé à 12 villages, est réparti dans les régions de Maradi et Tahoua.

Source : Famine Early Warning System Network, publié via ReliefWeb (OCHA — Nations Unies). NigerInfos rediffuse ce document à titre d'information ; le contenu appartient à son organisation source.