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L'actualité du Niger et de la sous-région
Monde

Iran attaque des bases américaines juste après la rencontre Trump-Netanyahu à Washington

Quelques heures après une rencontre chaleureuse entre Donald Trump et Benjamin Netanyahu à la Maison Blanche, les Gardiens de la révolution iraniens ont lancé une attaque surprise de missiles balistiques contre des bases américaines au Moyen-Orient. Tous les tirs ont été interceptés, mais l'escalade gagne désormais la Jordanie et le détroit d'Ormuz, par où transite près d'un cinquième du pétrole mondial.

Iran attaque des bases américaines juste après la rencontre Trump-Netanyahu à Washington

Le 28 juillet, dans le Bureau ovale, Donald Trump a reçu Benjamin Netanyahou pour leur première rencontre depuis le déclenchement de la guerre contre l'Iran. Le Premier ministre israélien a qualifié l'échange d'« excellent », la Maison Blanche évoquant une rencontre « positive et productive » scellant un front commun face à Téhéran. Quelques heures plus tard, le Corps des Gardiens de la révolution islamique a tenté ce que le commandement militaire américain CENTCOM a qualifié de « tentative d'attaque surprise » contre des bases américaines dans la région, à coups de missiles balistiques. Tous les tirs ont été interceptés, sans faire de victimes du côté américain.

L'escalade ne s'est pas arrêtée là. La Jordanie a annoncé avoir intercepté trois missiles iraniens jeudi matin — un quatrième étant tombé dans une zone inhabitée — après avoir déjà abattu six drones la veille au soir. Téhéran semble ainsi frapper les alliés régionaux de Washington plutôt que les forces américaines directement. Dans le détroit d'Ormuz, les Gardiens de la révolution ont revendiqué l'arrêt de trois pétroliers tentant de franchir la zone : l'un aurait pris feu après avoir heurté une mine, les deux autres ayant fait demi-tour. L'Iran affirme désormais imposer des droits de passage et n'autoriser que la route longeant ses propres côtes.

Selon Libération, des frappes américano-saoudiennes en Irak auraient par ailleurs visé des positions du Hachd al-Chaabi, faisant des victimes parmi ces forces paramilitaires proches de Téhéran — une information que nos recherches n'ont pas permis de confirmer de façon indépendante à ce stade, et qui reste à vérifier avant toute reprise ferme.

Ce nouvel épisode illustre la fragilité d'une désescalade déjà entamée : Washington et Téhéran avaient chacun suspendu leurs frappes ces derniers jours, dans l'espoir de renouer un dialogue sur la gestion du trafic maritime à Ormuz. Le détroit concentre environ 20 % du pétrole mondial transporté par voie maritime, un volume qui pèse sur les cours internationaux du brut dès que la zone se tend.

Contrairement à une idée reçue, le Niger n'est pas directement raccordé à ce canal-là. Le pays produit son propre pétrole brut, extrait à Agadem, qu'il raffine sur place à la Société de raffinage de Zinder (SORAZ) avant distribution nationale par la SONIDEP. Le pipeline Agadem-Zinder, pas le détroit d'Ormuz, alimente les pompes nigériennes. Une hausse du baril liée à la tension au Moyen-Orient toucherait donc le Niger de façon plus indirecte qu'un pays purement importateur : par la valeur de ses propres exportations de brut sur le marché mondial, et par le coût des intrants importés (pièces détachées, produits chimiques) dont la SORAZ a déjà manqué par le passé lors de précédentes pénuries de carburant.

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