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Économie

Ciment 32.5 : le Niger suspend une trentaine de distributeurs accusés de spéculation

Le ministère du Commerce a suspendu, par arrêté daté du 23 juillet 2026, la commercialisation du ciment 32.5 pour une trentaine d'opérateurs économiques accusés d'avoir dissimulé des stocks pour provoquer une pénurie artificielle. Une mesure censée protéger le prix plafond du sac à Niamey - mais personne n'a encore vérifié si les étiquettes des dépôts suivent réellement l'arrêté.

Ciment 32.5 : le Niger suspend une trentaine de distributeurs accusés de spéculation

Le gouvernement nigérien a frappé fort dans la filière ciment. Par un arrêté signé le 23 juillet 2026, le ministère du Commerce et de l'Industrie a suspendu pour quinze jours la vente du ciment de type 32.5 - le plus courant sur les chantiers domestiques - à une trentaine d'opérateurs économiques, dont plusieurs grossistes bien identifiés sur le marché de Niamey. Le nombre exact varie selon les sources consultées, entre 28 et 38 opérateurs cités selon les titres de presse, sans qu'un décompte officiel unique n'ait circulé au moment de la publication - une ambiguïté à lever auprès du ministère.

Motif invoqué : la dissimulation frauduleuse d'importantes quantités de ciment, une pratique qui crée une pénurie artificielle et pousse les prix à la hausse au détriment des ménages et des chantiers en cours. Pendant la durée de la suspension, les cimenteries n'ont plus le droit de vendre à ces opérateurs, et leurs camions sont interdits de circuler sur l'ensemble du territoire national pour l'écoulement du produit. Les stocks saisis sont versés au Fonds de solidarité pour la sauvegarde de la patrie (FSSP), et des poursuites judiciaires sont engagées sur la base de la loi de 2019 sur la concurrence.

📊 EN CHIFFRES

  • Entre 28 et 38 opérateurs économiques suspendus (chiffre exact non stabilisé)
  • 15 jours de suspension de la commercialisation du ciment 32.5
  • Tonne de ciment fixée entre 54 000 et 60 000 FCFA selon les régions dans le cadre de l'opération promotionnelle de l'Etat, soit environ 2 700 à 3 000 FCFA le sac de 50 kg

Sur le papier, l'Etat maintient donc une politique de prix bas. C'est ce tarif que les autorités veulent faire respecter face aux pratiques de rétention. Reste une question que ni l'arrêté ni les communiqués officiels ne tranchent : ce prix plafond est-il vraiment celui affiché aujourd'hui dans les dépôts de Niamey, à Yantala, Harobanda ou Koira Kano ? Aucun relevé de terrain n'a encore permis de comparer le prix théorique et le prix réellement payé par les maçons et les ménages depuis la mesure du 23 juillet. C'est précisément l'angle que NigerInfos compte creuser dans les prochains jours, dépôt par dépôt.

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